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Appelle-moi ou Appel moi : astuces pour bien écrire cette expression sans faute

Femme écrivant soigneusement dans un carnet sur un bureau en bois, entourée de dictionnaires et livres de grammaire
4 minutes

On rédige un SMS rapide, un message sur une appli de messagerie, et la question surgit : faut-il écrire « appelle-moi », « appelles-moi » ou « appel moi » ? Ce réflexe d’hésitation touche une large part des francophones, parce que le verbe appeler change de forme selon le mode et la personne. La bonne graphie repose sur une règle de conjugaison précise à l’impératif présent, et quelques cas voisins méritent qu’on s’y arrête pour ne plus hésiter.

Appelle-moi avec ou sans « s » : la mécanique de l’impératif

Quand on donne un ordre ou qu’on formule une demande à la deuxième personne du singulier, on utilise l’impératif présent. Pour les verbes du premier groupe (ceux en -er), l’impératif supprime le « s » final qu’on trouve à l’indicatif. On écrit « tu appelles » à l’indicatif, mais « appelle » tout court à l’impératif.

Le pronom « moi » se place après le verbe et se rattache par un trait d’union. La seule forme correcte est donc « appelle-moi », sans « s » et avec un trait d’union. Ni « appelles-moi », ni « appel moi », ni « appelle moi » ne sont admis en français standard.

Pour savoir comment écrire appel moi sans faute, on retient ce test simple : si le verbe est du premier groupe et qu’on s’adresse à « tu » à l’impératif, on retire le « s ».

Verbe appeler et nom appel : éviter la confusion orthographique

Une partie des erreurs vient de la ressemblance entre le nom « appel » et le verbe conjugué « appelle ». Le nom masculin « un appel » s’écrit avec un seul « l » et sans « e » final. Le verbe conjugué à l’impératif ou à l’indicatif présent (je/il/elle) prend deux « l » et un « e » muet : « appelle ».

Homme consultant un livre de grammaire française dans un café parisien tout en travaillant sur son ordinateur portable

À l’infinitif, on écrit « appeler » avec un seul « l ». Le doublement du « l » n’intervient que lorsque la syllabe qui suit est muette. On prononce « a-pèl » dans les deux cas, ce qui brouille la frontière à l’écrit.

Un moyen concret de trancher : si on peut remplacer le mot par « coup de fil » ou « signal », c’est le nom, un seul « l ». Si on peut le remplacer par « téléphone » conjugué (« téléphone-moi »), c’est le verbe, deux « l ».

Place du pronom selon la forme : affirmatif, négatif, double pronom

La graphie « appelle-moi » ne fonctionne qu’à l’impératif affirmatif. Dès qu’on passe à la forme négative, le pronom revient devant le verbe et le trait d’union disparaît. On écrit « ne m’appelle pas », et jamais « n’appelle-moi pas ».

Ce contraste affirmatif/négatif est le piège le plus fréquent en dehors de la question du « s ». Voici les cas à distinguer :

  • Impératif affirmatif : le pronom suit le verbe, relié par un trait d’union. « Appelle-moi demain matin. »
  • Impératif négatif : le pronom précède le verbe, sans trait d’union. « Ne m’appelle pas avant midi. »
  • Double pronom à l’affirmatif : l’ordre change aussi. « Donne-le-moi » (et non « donne-moi-le »), mais « ne me le donne pas » à la forme négative.

Cette alternance montre que la place du pronom dépend de la polarité de la phrase, pas du verbe lui-même.

Le cas particulier de « appelles-en »

Le « s » que l’on supprime dans « appelle-moi » réapparaît devant les pronoms « en » et « y ». On écrit « appelles-en un autre » et « vas-y », parce que la liaison exige ce « s » de transition. Cette exception s’applique uniquement devant « en » et « y », jamais devant « moi », « le » ou « nous ».

Concrètement, si on veut dire « appelle-m’en un de plus », la construction combine le pronom « me » élidé en « m’ » et le pronom « en ». La forme correcte est « appelle-m’en », avec un seul « l » de trop souvent ajouté par réflexe. La difficulté varie selon le pronom qui suit le verbe, et c’est le seul vrai cas où l’impératif du premier groupe récupère un « s ».

Astuces concrètes pour ne plus faire la faute sur appelle-moi

Plutôt qu’une règle abstraite, quelques réflexes pratiques permettent de vérifier l’orthographe en situation réelle.

  • Remplacer par un verbe du deuxième groupe : « Finis ton travail » ne prend pas de « s » non plus à l’impératif (tu finis, mais finis ! sans pronom). Si le doute persiste, tester avec « mange » : « mange-moi ce plat » fonctionne sans « s », comme « appelle-moi ».
  • Vérifier le trait d’union : dès qu’un pronom complément suit un verbe à l’impératif, le trait d’union est obligatoire. « Appelle-moi », « regarde-le », « parle-lui ».
  • Distinguer nom et verbe : « un appel manqué » (nom, un « l ») vs. « il m’appelle » (verbe conjugué, deux « l »). Si on hésite, reformuler avec un synonyme lève l’ambiguïté.
  • Retenir l’exception « en/y » : le « s » revient uniquement devant ces deux pronoms. Partout ailleurs, pas de « s » à l’impératif du premier groupe.

Un dernier point mérite attention : les correcteurs automatiques intégrés aux téléphones corrigent parfois « appelle-moi » en « appelles-moi » par analogie avec l’indicatif. Relire après correction automatique reste le geste le plus fiable pour éviter cette faute.

Enseignante pointant la phrase 'Appelle-moi' écrite au tableau blanc dans une salle de classe moderne

La forme « appelle-moi » ne pose plus de problème une fois qu’on a intégré le principe de l’impératif sans « s » pour les verbes en -er. Le vrai gain de temps, c’est de mémoriser aussi le comportement du pronom selon la forme affirmative ou négative, et l’exception devant « en » et « y ». Trois réflexes, zéro hésitation.

Appelle-moi ou Appel moi : astuces pour bien écrire cette expression sans faute